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20-11-2009

C'est qu'il y a de quoi

 

Si nous avons survécu, c'est qu'il y a de quoi.

Je crois que c'est Dolto qui est l'auteur de cette phrase.

Lorsque nous étions enfant, même si personne ne voulait de nous, il y avait quand même quelque chose dans l'univers qui a pris notre défense, même si nous n'en savons rien.

 


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20-11-2009, 21:21:31
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Un ressenti vague et confus

screen 3


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20-11-2009, 19:39:17
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Rester face à ce mur

mur 2


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20-11-2009, 18:33:12
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Pluie

 

Avancer sans savoir où l'on va mais en étant confiant.


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20-11-2009, 08:50:56
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16-11-2009

Sisyphe peureux

cage roue 4

 

Il faut imaginer Sisyphe peureux.


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16-11-2009, 12:41:47
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14-11-2009

Ça ira

"J'ai été mort, mais je suis vivant pour les siècles des siècles et j'ai les clefs de la mort et de l'enfer”

Apocalypse de Saint-Jean, 1, 17-18

Il m'aura fallu presque trois ans (une saison) pour trouver les clefs de mon enfer personnel et pour en entrouvrir les portes.

Quand la poussière aura effacé mes pas, peut-être que quelqu'un passera ici, reconnaitra dans ce que j'ai écrit le chemin qu'il a lui-même parcouru et se dira qu'un passant oublié a suivi cette voie bien avant lui.


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14-11-2009, 08:01:22
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13-11-2009

Sortir de sa gangue

D'abandon en abandon, de dénuement en dénuement, la vérité sort de sa gangue.


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13-11-2009, 15:21:22
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12-11-2009

Etre intime avec quelque chose

Pratiquer le focusing, c'est être intime avec quelque chose, lui permettre de prendre forme, de naître et de se dévoiler.


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12-11-2009, 17:49:46
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11-11-2009

Temps et parole suspendus

Temps et parole suspendus. Pour qu'émerge un autre temps et qu'une autre parole fragile, hésitante, se dise.

Et c'est un privilège de porter son attention sur ce sens corporel, de s'y donner, à l'exclusion de toute autre chose.


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11-11-2009, 15:55:28
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10-11-2009

Nous logeons au sommet d'un phare

med-Visoterra-le-phare-de-lindesnes-4859


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10-11-2009, 20:42:27
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Les naufragés

"La clochardisation, c'est la maladie du lien, aux autres, à la société, au réel, mais d'abord à soi-même. Le clochard est en exil par rapport à lui-même, ce qui peut le conduire dans des états épouvantables de souffrances corporelles."

Patrick Declerq, auteur de "Les naufragés", collection Terre humaine.


Non contente de diffuser des messages expliquant aux usagers que la mendicité est interdite dans les couloirs du métro et incitant les dits usagés à ne pas l'encourager, la STIB a décidé de passer à la vitesse supérieure en expulsant manu militari les sans-abris (ou, pour reprendre une formulation policée, en les "raccompagnant dans la rue"). (http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/2009-11-10/la-stib-va-evacuer-les-mendiants-de-ses-stations-737209.shtml).

Il semble que cette société ait à coeur d'ajouter le maheur au malheur et de pousser ceux qui sont déjà en marge jusqu'à la lisière.


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10-11-2009, 17:26:21
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09-11-2009

Ouessant

Ouessant 2


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09-11-2009, 21:32:05
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08-11-2009

Geai

geai


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08-11-2009, 21:13:17
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Plastifié

 

Körperwelt 3


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08-11-2009, 21:12:46
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07-11-2009

Sans aile

puzzle 3


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07-11-2009, 18:31:40
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Dans ma chambre déjà si petite

"Dans ma nuit, j'assiège mon Roi, je me lève progressivement et je lui tords le cou.

Il reprend des forces, je reviens sur lui, et lui tords le cou une fois de plus.

Je le secoue, et le secoue comme un vieux prunier, et sa couronne tremble sur sa tête.

Et pourtant, c'est mon Roi, je le sais et il le sait, et c'est bien sûr que je suis à son service.

Cependant dan sla nuit, la passion de mes mains l'étrangle sans répit. Point de lâcheté pourtant, j'arrive les mains nues et je serre son cou de Roi.

Et c'est mon Roi, que j'étrangle vainement depuis si longtemps dans les secret de ma petite chambre ; sa face d'abord bleuie, après peu de temps redevient naturelle, et sa tête se relève, chaque nuit, chaque nuit.

Dans le secret de ma petite chambre, je pète à la figure de mon Roi. Ensuite j'éclate de rire. Il essaie de montrer un front serein, et lavé de toute injure. Mais je lui pète sans discontinuer à la figure, sauf pour me retourner vers lui et éclater de rire à sa noble face, qui essaie de garder de la majesté.

C'est ainsi que je me conduis avec lui ; commencement sans fin de ma vie obscure.

Et maintenant je le renverse par terre, et m'assied sur sa figure. Son auguste figure disparaît ; mon pantalon rude aux tâches d'huile, et mon derrière -puisque enfin c'est son nom- se tiennent sans embarras sur cette face faite pour régner.

Et je ne me gêne pas, ah non, pour me tourner à gauche et à droite, quand il me plaît et plus même, sans m'occuper de ses yeux ou de son nez qui pourrait être dans le chemin. Je ne m'en vais qu'une fois lassé d'être assis.

Et si je me retourne, sa face imperturbable règne, toujours.

Je le gifle, je le gifle, je le mouche ensuite par dérision comme un enfant.

Cependant il est bien évident que c'est lui le Roi, et moi son sujet, son unique sujet.

A coup de pied dans le cul, je le chasse de ma chambre. je le couvre de déchets de cuisine et d'ordures. Je lui casse la vaisselle dans les jambes. Je lui bourre les oreille de basses et pertinentes injures, pour bien l'atteindre à la fois profondément et honteusement, de calomnies à la Napolitaine particulièrement crasseuses et circonstanciées, et dont le seul énoncé est une souillure dont on ne peut plus se défaire, habit ignoble fait sur mesure : le purin vraiment de l'existence.

Eh bien il me faut recommencer le lendemain.

Il est revenu ; il est là. Il est toujours là. Il ne peut pas déguerpir pour de bon. Il doit m'imposer sa maudite présence royale dans ma chambre déjà si petite."

Henri Michaux, La nuit remue


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07-11-2009, 14:16:37
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The other

The other

Lorsque l'on porte son attention sur le sens corporel et que le ressenti correspond par exemple à une pression sur le thorax, une approche consiste à pratiquer le focusing à partir de la perspective de celui qui fait subir cette pression plutôt que de la perspective (habituelle) de celui qui la subit.


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07-11-2009, 14:16:13
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Voir l'horreur en face

Crushed


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07-11-2009, 14:15:46
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06-11-2009

Concours de chagrins

Jointe au téléphone, Marie Darrieussecq, très émue, se dit "calomniée"  par Camille Laurens. "C'est une lutte haineuse où un écrivain veut tuer un autre écrivain", affirme-t-elle. C'est un "ignoble concours de douleurs" ressenti à la lecture de son texte.  "Je suis mise en demeure de me justifier pour avoir osé parler de la mort des enfants." Puis elle explique :  "On n'écrit pas Tom est mort sans raison. Mes parents ont perdu un enfant. Il y a eu chez eux une forme de silence que je respecte, admire. Je ne suis pas moins légitime comme soeur que comme mère endeuillée. Il y a une universalité de la douleur." A propos de la justification par le seul vécu, qui pose la question de l'autofiction, Darrieussecq ajoute : "Je suis un écrivain de fiction et j'ai voulu, dans un récit décalé, décrire les étapes de la douleur. J'ai cherché à être ce "je", cette première personne... J'ai pensé à Françoise Dolto qui parle des universaux du deuil. Les mères endeuillées ont toutes les mêmes cris."

http://www.pileface.com/sollers/IMG/pdf/lemonde_0708_darrieussecq.pdf

 


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06-11-2009, 16:19:25
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Je chante pour passer le temps


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06-11-2009, 15:52:10
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05-11-2009

Quand le soir tombe

A quoi elle ressemble ma douleur ?

A celle d'une type dont le thorax a été écrasé par la chenille d'un char d'assaut et qui est traversé par son impuissance et sa détresse.

A celle d'un naufragé du radeau de la méduse.

A celle d'un homme agonisant dans un charnier qui contient d'autres hommes agonisants, tous isolés, et ce charnier vibre à l'unisson avec des milliers d'autres charniers passés, présents et à venir, dans un état de guerre.

Ce n'est qu'en courbant l'échine face à cette douleur, en baissant la tête devant elle, en lui présentant le cou qu'un crépuscule et une démission pourront s'installer et que le soir pourra tomber.


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05-11-2009, 20:45:22
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04-11-2009

Ce n'est pas nous

"Ce n'est pas nous qui jouons avec les mots, mais l'être de la langue qui joue avec nous."

Heidegger, Questions III, page 25

"Nous ne parvenons jamais à des pensées. Elles viennent à nous."

Heidegger, Qu'appelle-t-on penser ?, page 133


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04-11-2009, 21:23:23
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Notre prison est un royaume

Il en va de la célébration incertaine de notre désarroi.

Comme dit Apollinaire, ce sont les Christs inférieurs aux obscures espérances.

Notre prison est un royaume.


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04-11-2009, 06:30:07
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03-11-2009

Au début un grondement


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03-11-2009, 07:24:22
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02-11-2009

L'éternel retour

Nous vivons au travers de différents cycles : les cycles des jours, des semaines, des saisons. Ces cycles nous procurent un sentiment à la fois de stabilité et d'éternité. Les mêmes circonstances, les mêmes actions, les mêmes faits se répètent chaque fois de manière un peu différente.

Mais notre vie dans son ensemble ne constitue pas un cycle : elle va de sa naissance à son déclin.

Et cette réflexion ramène à l'injonction de Nietzsche : "Mène ta vie comme si tu pouvais souhaiter qu'elle se répète éternellement." (Le Gai Savoir, §341)


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02-11-2009, 11:34:04
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01-11-2009

L'impossibilité de parler

retrouver ce média sur www.ina.fr

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"Un ancien policier appelé comme témoin au procès de Patrick Dils a affirmé devant la cour d'assises des mineurs du Rhône que la reconstitution du double meurtre de Montigny-lès-Metz (Moselle) avait été faussée.

Omer Stragier a participé le 7 mai 1987 à la reconstitution des meurtres d'Alexandre Beckrich et de Cyril Beining, tous deux âgés de huit ans, conduite par l'ex-inspecteur divisionnaire Bernard Varlet et la juge Mireille Maubert.

A la barre, au cinquième jour du procès, il raconte comment Patrick Dils, alors âgé de 16 ans, était "fermement tenu par le bras par l'inspecteur Varlet qui voulait absolument le rendre docile". Il dit également avoir été frappé par les remarques du brigadier Roland Hupp, qui participait également à la reconstitution. Ce brigadier avait participé aux premières constatations sur les lieux du crime, au soir du 28 septembre 1986. Selon Omer Stragier, ce brigadier aurait dit: "Mais c'est pas là que ça s'est passé, c'était là-bas" tandis que Patrick Dils se dirigeait vers le lieu présumé du crime. "C'était pas comme ça, ils lui font faire n'importe quoi, ce n'était pas ça du tout", aurait poursuivi Roland Hupp. "On a ensuite demandé à Dils de 'refaire le geste'. Et comme un élève ne sachant pas sa leçon, il n'a pas voulu faire le geste", poursuit Omer Stragier. "Puis il a accepté de s'agenouiller et, regardant désespérément autour de lui, il a pris une pierre posée à côté de lui et asséné trois coups au mannequin."

"Le brigadier a alors repris : 'C'est n'importe quoi ça, maintenant ça suffit'", ajoute Omer Stragier."

http://blogdesinnocents.canalblog.com/tag/DILS

 

"Ce jour-là, le témoin était chargé du service d'ordre. Il a vu arriver Patrick Dils, revêtu d'un gilet pare-balle et la tête protégée par un casque intégral, "l'allure d'un footballeur américain". "On en fait trop, c'est nettement excessif", a-t-il tout de suite pensé.
Il s'est ensuite étonné de la manière dont son collègue Bernard Varlet, le patron de l'enquête, prenait Dils par le bras pour lui faire monter en courant le talus conduisant aux voies où avait eu lieu le drame sept mois plus tôt.

Le commandant Stragier est monté à son tour et a suivi le déroulement des opérations. Il affirme à la barre: "Patrick Dils a toujours été fortement encadré, surtout par l'inspecteur Varlet qui ne l'a jamais lâché. Je me suis dit qu'il s'agissait d'un formidable conditionnement psychologique".

L'officier de police dit être ensuite intervenu pour calmer puis entraîner un de ses brigadiers dont les réflexions et le comportement pouvaient influencer la reconstitution. "Il disait tout fort: 'ils lui font faire n'importe quoi, c'est pas ici qu'a eu lieu le crime"'. Le brigadier savait de quoi il parlait puisqu'il avait lui-même découvert les corps de 28 septembre 1986, le soir du drame.

"J'ai fini par emmener le brigadier", a raconté Omer Stragier. "En bas du talus nous avons rencontre quatre dames. L'une d'elles, qui avait vu passer Patrick Dils, m'a dit: 'il ne ressemble pas à l'homme que j'ai vu sur un vélo le jour du crime"'.

Le commandant Stragier a affirmé n'avoir accordé aucune importance à cette réflexion, jusqu'au moment où il a appris par la presse que Francis Heaulme avait pu se trouver sur les lieux en septembre 1986.

Ce témoin, que la partie civile a voulu rendre ridicule parce qu'il donnait souvent l'impression d'en faire trop à force de rodomontades, a au moins permis d'attirer l'attention sur un fait: l'inspecteur Varlet a bel et bien conduit l'accusé tout au long du cheminement sur le talus. Des photos de presse exhibées juste après sa déposition par la défense ont démontré de manière irréfutable qu'il avait dit vrai."


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20020408.OBS4637/?xtmc=patrick_dils&xtcr=51


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01-11-2009, 16:09:43
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31-10-2009

Face à ce qui se dérobe

"Nous ne sommes avant tout nous-mêmes et ne sommes ceux que nous sommes que pour autant que nous montrons ce qui se retire. Cette monstration est notre essence. Nous sommes en tant que nous désignons ce qui se retire. Désignant cette direction, l'homme est l'être qui désigne."

Heidegger, Conférences et essais, page 135

Comprendre qu'il s'agit d'une démarche sur la longueur, où il importe de se laisser submerger.


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31-10-2009, 21:14:31
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Frères humains


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31-10-2009, 21:12:47
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30-10-2009

Sans-abrisme personnel

hire 2


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30-10-2009, 15:00:36
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Où est ma colère ?


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30-10-2009, 14:57:00
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29-10-2009

Etre entendu dans nos silences

L’amour est le miracle d’être un jour entendu jusque dans nos silences, et d’entendre en retour avec la même délicatesse : la vie à l’état pur, aussi fine que l’air qui soutient les ailes des libellules et se réjouit de leur danse.

Bobin, Ressusciter


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29-10-2009, 13:00:08
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28-10-2009

Le coeur fragile

On peut mourir tout doucement
D'un petit baiser qu'on attend
D'une voix froide au téléphone
D'un mot qu'on lance à bout portant
D'une confiance qu'on reprend
D'un amour qui vous abandonne.

Jean Ferrat, Le coeur fragile


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28-10-2009, 12:44:38
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Aération : How to play piano like Philip Glass


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28-10-2009, 12:41:15
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27-10-2009

Prends garde à la douceur des choses

prends garde a la douceur des choses


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27-10-2009, 12:30:08
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26-10-2009

Comprenne qui pourra

Apprendre à s'endurcir, voir ce que cette sensation (d'inquiétude, de manque, de découragement) fait dans le corps, avoir cette curiosité, procéder à cette investigation.


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26-10-2009, 18:03:35
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Permettre un espace

"À quoi reconnaît-on les gens fatigués. À ce qu'ils font des choses sans arrêt. À ce qu'ils rendent impossible l'entrée en eux d'un repos, d'un silence, d'un amour. Les gens fatigués font des affaires, bâtissent des maisons, suivent une carrière. C'est pour fuir la fatigue qu'ils font toutes ces choses, et c'est en la fuyant qu'ils s'y soumettent. Le temps manque à leur temps. Ce qu'ils font de plus en plus, il le font de moins en moins. La vie manque à leur vie."

Bobin, Une petite robe de fête, page 27


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26-10-2009, 12:30:08
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25-10-2009

Week-end à la mer


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25-10-2009, 16:49:33
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Voix

Ce n'est que dans le silence, l'inactivité ou dans les choses simples que je peux être à l'écoute du murmure du monde, d'une espèce de frémissement, à l'écoute de voix intérieures aussi, cohortes de damnés, bouches d'où ne sort aucun son, cris de Münch inarticulés, non exprimés mais seulement voulus, implorations muettes, choeurs antiques dont le chant s'est suspendu, lamentations de l'âme, symphonie de Gorecki, miserere contenus, lacrimosa au bord des larmes.


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25-10-2009, 11:30:16
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24-10-2009

Aération : Marie Apollinaire


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24-10-2009, 22:06:43
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L'informulable rejet

Balinese Character -  A Photographic Analysis 3

 

Observation dans un village de montagne du Bali : après la demande de contact, la mère se désintéresse de l’enfant qui tête et qui lui-même tournera le regard. Cette interaction met bien en évidence la double contrainte : La mère incite continuellement l’enfant à montrer son émotion mais c’est seulement pour s’en détourner, pour briser le lien, au moment où l’enfant, pris dans une spirale affective, demande à sa mère quelque réponse émotionnelle. L’enfant n’étant pas autorisé à dire son malaise, il se retire de ces échanges pour échapper à ce comportement paradoxal (Gregory Bateson et Margaret Mead, Balinese character, A photographic analysis).

http://www.candiulb.be/forum/index.php?act=attach&type=post&id=16905


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24-10-2009, 10:48:20
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Se donner le jour

Il y a une naissance simultanée de nos yeux et du monde, un sentiment de "première fois" où ce qui regarde et ce qui est regardé se donnent le jour.

Bobin, La présence pure, pages 19 et 20


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24-10-2009, 10:35:59
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